aet-en-dro

Quitte tout et tu retrouveras tout.

Dimanche 16 mai 2010 à 23:53



Des gamins. Des vrais gamins. Je ne suis pas faite pour le surf, j'oublie d'aspirer les «h», je marche pas droit, je ris trop fort, j'aime pas le lait dans le thé. Mais j'ai des excuses. Je sais nager et on peut pas tout faire, je suis française et j'ai un accent déplorable, le problème c'est pas moi c'est juste que c'est le monde qui va de travers, j'ai un gène rire bruyant qui est familial. Pour le thé, on repassera.

De l'autre côté, un anglais... Ça ne voit pas les rochers sous les vagues, ça parle comme un snob, ça arrive à se perdre sur la plage, ça ne connait pas le chouchen, et ça prend vraiment des coups de soleil n'importe où (même sur les genoux. si si.). Et comme unique excuse, ça dit : «Jeu seui deusowleï, jeu seui anglèï».

Des gens qui arrivent à s'excuser de leur nationalité (soyons réalistes, on devrait vraiment le faire plus souvent). Quelqu'un de tellement bavard que même moi je ne peux pas en placer une. Quelqu'un qui aime Artemis Fowl et Eluveitie (même que ça rapproche direct). Quelqu'un qui se moque et qui se plaint. Quelqu'un d'excessivement gentil.

Pas de numéro de téléphone, pas d'adresse, pas de liens, rien de tout ça. Juste un souvenir et on grand éclat de rire.

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How long since I've gazed into dark eyes that melted my soul down to a place where it longs to be ? The hours for once they passed slowly, unendingly by, like a sweet breeze on a field. Your gentleness came down upon me and I guess I thanked you when you caused me to yield. We took not a footstep beyond, our two days together which seemingly soon would be gone. Don't tell me of love everlasting and other sad dreams, I don't want to hear. Just tell me of passionate strangers who rescue each other from a lifetime of cares. Because if love means forever, expecting nothing returned, then I hope I'll be given another whole lifetime to learn. You gave to me so many things, it makes me wonder how they could belong to me, and I gave you only my dark eyes that melted your soul down to a place where it longs to be...

Joan Baez

 

 

 

I guess we'll never meet again.
That's the plan. We agreed.
Anyway, I was pleased to meet you.


Jeudi 25 mars 2010 à 19:24

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Et Mael, toujours dingue de Winnie, s'amusait à le photographier de façon artistique tandis qu'un morceau de patte témoignait du cadavre gisant là (Co, t'es grillée).

 

Dans un des bouts du monde est une cité au temps triste, aux nuages gris, aux murs immondes, mais habitée par des artistes. Les gens y peignent le soleil qui trop souvent fuit le ciel. Ils inventent des couleurs pour cette ville qui est la leur...

Merci Ronan


Brest, ça rox du poney
Les pâtes et la bière, c'est le Bien
Je vais appeler Yann
(encore ?!)
Le réveil c'est le Mal
Mais il fait jour ! Mais il est 10h ! Mais j'avais cours à 8h !!!
Co et Yann, c'est une affaire qui marche
Et puis Mael les a toutes fait tomber comme des mouches !
Ma chaussette, vite ! Ou j'étrangle Winnie
Parcourir Brest sous la flotte avec un gros cadeau dans les bras
Gueuler comme des putois dans l'immeuble vide
Oui, je ronfle, et j'aime ça
(parle pour toi, gros grizzli)
Toinou est le meilleur des squatteurs
Ça faisait bien six mois qu'on s'était pas mis à l'envers tous ensemble
Nan ! Je ne cleanerai pas le room !



C'est pas la meilleure des bouteilles
Qu'on ai descendu tous les trois

Déjà la sonnerie du réveil
Je suis content que vous soyez là

Samedi 13 mars 2010 à 19:55

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Il me faudra bien ravaler ma fierté et admettre que je trouve le texte de cette chanson assez...




 

Faut-il que j'ouvre mes veines et mon cœur pour que ceux qui se souviennent de moi avec intérêt le manifestent un peu ? Sans vouloir verser dans le mélo. Franchement. Parfois je hurlerais bien, histoire de me ou leur rappeler que j'existe. Et puis je me souviens que ce serait ridicule et inutile. On ne force pas les gens. Ni le temps à s'arrêter. Être le nombril du monde ne m'intéresse pas. D'autant plus qu'un nombril, vraiment, ça ne sert strictement à rien, quand on y réfléchit. L'indifférence apporte le repos, finalement.

 

Heureusement, il y a ceux qui sont toujours là. Et ceux qui sont là même s'il faut les pousser un peu parce qu'ils ne donneront jamais signe de vie en premier. Et puis il y a ceux qui n'y pensent plus. Et pire, ceux qui ne sont là que quand ça les arrange. Mais bon. Ce n'est pas plus mal, au fond. Autant ne garder que le meilleur. Et pour le reste, passer à autre chose.



An + 3



Mon dieu, déjà
Alors que le souvenir est toujours aussi fort et brut
Pourtant j'en ai passées des heures interminables
à me demander quel chemin il fallait prendre.

Samedi 6 février 2010 à 15:24

Il fait froid, tous les jours, dedans et dehors. Surtout quand ERDF vous coupe l'électricité par erreur et que vous attendez désespérément, sous la couette, la lampe de poche qui rend l'âme dans une main, éclairant plus ou moins la version que vous essayez de bosser, jusqu'à ce que peu avant 20h30, un technicien pointe le bout de son nez pour réparer le bordel. ERDF, bande de glands. Tout cela pour dire, il fait froid. Qu'il est long cet hiver !


 

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J'ai un problème, je crois bien que je n'aime plus ce que je fais. Bon. On va dire que c'est dû à la reprise, la difficulté de se remettre au boulot, et tout le tintouin. Ouais. La reprise, elle date un peu quand même. Ça m'inquiète, c'est vrai. Mises à part les matières libres, il ne me reste que deux cours jugés intéressants et valant le coup d'être suivis et bossés selon mes critères cognitifs. J'ai beau essayer, le reste m'ennuie mortellement. Passer son temps à lire, écrire et dessiner tout et n'importe quoi, ça me ramifie davantage. Même si techniquement, ça ne sert scolairement à rien. Alors je vais arrêter d'y penser et me dire que tout ça c'est dû à la fatigue, au mauvais temps, que ça ira mieux quand les beaux jours seront là. Oui mais tout de même,
qu'il est long cet hiver.






J'essaie de faire le vide intersidéral dans ma misérable caboche, fait qui se révèle malheureusement irréalisable. La dite cervelle est bien trop remplie d'informations. La plupart scolairement inutiles, donc, et pourtant c'est le scolairement inutile qui, fatalement, sera oublié en dernier. La flemme, ou l'action d'un subconscient borné ? Allez savoir. J'ai mal au crâne. Toujours est-il. Ça cogne et ça se bouscule, c'est un bazar pas possible et je pète les plombs. Sans pour autant réussir à relâcher quoi que ce soit. Une grande lassitude à la limite de l'asthénie. Je ne trouve plus mes mots et ne rencontre qu'un aigre brouhaha. Mais comme toujours, on tient le coup et on continue à se lever le matin même si on a oublié pourquoi. Sans doute parce qu'à même pas vingt ans, ici, on a beaucoup de chance. Je n'oublie pas que parce que certains sont partis, il est de mon devoir de rester et de chercher le soleil derrière ces nuages vils, fourbes, pleutres, pusillanimes et capons (olé). Mais
qu'il est long, cet hiver...

Dimanche 31 janvier 2010 à 18:00

You were always there to hold my hand when times were hard to understand, but now the tides of time have turned. They keep changing. Seasons range, but you remain the same : a steady heart, a sun to rain. You'll be the light that's shining bright high above me. Autumn cold, losing heart. There is a meaning to all that fades. Freezing winds were stayed by warming words to touch your healing to the hurt. I'll treasure every lesson learned to the embers. A memory stays to guide the way and whisper : don't lose sight, don't deny, we're leaves meant to fall, there's a meaning to all our seeds of eulogy, to sow along with dreams, fill the need that can leave us grieving alone. A symphony resounding in our minds guides us through what we knew would come all along.

 

À quoi ressemble donc ma vie à ce jour. Quoi de neuf au quotidien. Je n'ai pas envie de parler d'études, de beaux sentiments, d'expériences ramifiantes. Je n'ai pas envie de parler ces derniers temps. Je n'ai pas peur d'être seule sans personne autour de moi, seulement d'être seule en moi-même. Mais ça, ça va. Et puis je régresse jour après jour. Bientôt il me faudra réapprendre à lire le sens de la vie, réapprendre à compter les jours jusqu'à ce que. J'ai essayé plusieurs fois de m'engager dans des histoires qui avaient l'air jolies, de loin. Vous voulez vraiment savoir, eh. La dernière fois ça a duré deux semaines. Je me plais à blâmer les autres mais je sais très bien que le problème vient de moi. Je ne sais plus faire confiance. C'est terrifiant de s'attacher à quelqu'un. Je vis dans la peur obsessionnelle de perdre les gens que j'aime. C'est ridicule mais je n'ai plus la force. C'est méprisable mais j'ai peur. Quand tu te réveilleras, je t'emporterai dans mes bras. Et c'est tout, je lâche l'affaire, j'ai fini de m'acharner. Ça ne marche pas. Je me retire de ce jeu avant qu'il ne m'achève, je préfère cette solitude à la terreur de perdre. J'attends tranquillement, patiemment, que tout soit terminé. Retrouver peut-être ce que j'ai perdu. Sinon, c'est pas grave. Du fond de mon être, ne plus rien attendre que la fin, un jour peut-être, et imposer espoir à mon destin.

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Sometimes I feel like I don't have the words
Sometimes I feel like I'm not being heard
And then I fear I'm feeling nothing more

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