aet-en-dro

Quitte tout et tu retrouveras tout.

Dimanche 7 août 2011 à 15:27

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Tea. Cigarettes. Music. Movies. & Friends.


On lutte contre la pluie et le corps qui se rend malade, comme ça, simplement, rien besoin de plus. On regarde le chien, embêté par un bout de fil pendu à sa langue parce qu'il a mangé un bout de pull, qui essaie tant bien que mal d'attraper des mouches en s'aplatissant contre les vitres. On sort les guitares, violon, djembé, ukulélé et tambourin, et on fait vibrer nos voix cassées, quitte à faire tomber la pluie un peu plus fort. On se perd sur des chemins boueux et on fait gicler nos envies d'ailleurs. On meurt quelques heures sur le canapé en espérant se réveiller dans une autre ère, une autre île, un autre temps, peut-être. On essaie de faire les bons choix, entre la raison et le cœur qu'on hésite à remettre déjà en marche. Parce que la mécanique fragile, sauvée de justesse il y a quelques mois, n'en demanderait pas plus pour voler en éclat, planter ses boulons dans les diffuseurs de bonheur, avant de rouiller et de les abandonner à l'agonie – comme à chaque fois. Comme si on n'avait droit au bonheur que pendant un temps donné, et qu'il nous fallait immanquablement ensuite faire la queue à nouveau pour profiter d'une brève nouvelle tournée. I'll probably take another ride... another time. Et puis, sous les notes d'une musique aux accents western, dans un nuage de fumée, essayer de ne plus y penser.

Mardi 12 juillet 2011 à 4:09

http://aet-en-dro.cowblog.fr/images/hapiness.jpgQue voulez-vous, on ne se changera plus. C'est à croire qu'elle m'avait attendue toute la journée pour me sauter à la gorge, avide du moindre premier faux pas. Bien évidemment, elle a trouvé son bonheur en un temps record, tellement que je ne l'ai même pas vu venir et que, une fois n'est pas coutume, je suis restée comme deux ronds de flan à l'écouter pester, entre grommellements et cris stridents, sans réussir à comprendre le pourquoi du comment. Enfin, du moins, sans en saisir le caractère gravissime justifiant un tel déchaînement d'émotions. Deux cartons dans un coin : le chaos, la fin du monde civilisé, la porte ouverte à toutes les dérives ? Ben... deux cartons dans un coin, quoi. Il y a certainement autre chose qui la contrarie, sans doute essaie-t-elle de me faire passer un quelconque message pour que je réagisse d'une certaine manière. Mais je suis désolée, malgré ses nombreux efforts, non, je ne comprends pas où elle veut en venir. Tout ce à quoi elle parvient, c'est à me créer une envie irrépressible de mettre les voiles – ce qui tombe bien, dans trois mois ce sera fait. Mais quant au comportement que je dois adopter pour ne pas la contrarier de quelque façon que ce soit, non, je n'y arrive pas, je suis paumée. Et le pire, peut-être, c'est que je m'en fous complètement, qu'on ne se comprenne pas. Certainement parce que ça n'a jamais été le cas, je n'ai jamais compté sur ma mère émotionnellement parlant. C'est comme ça et ça ne m'attriste pas, on a chacun sa façon de faire. Mais j'avoue que, par moment, ça devient exceptionnellement pensant. « De toutes façons avec toi, rien n'est grave, ah ça, c'est sûr, y'a pas mort d'homme, donc c'est pas grave ! ». Comment te dire, maman... tu as parfaitement résumé la situation. Tu n'en as juste pas conscience. Et il faut bien le dire, à prendre la vie comme ça...You know what? I'm f*cking happy.


I'm tired of being what you want me to be,
I don't know what you're expecting of me.
Can't you see that you're smothering me,
holding too tightly, afraid to lose control?

Every step that I take is another mistake to you.
And I know I may end up failing too,
but I know you were just like me, with someone disappointed in you.

I've become so numb, become so tired
All I want to do is be more like me, and be less like you.



Samedi 18 juin 2011 à 22:39

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T'est partie en micro road trip sur les routes de Bretagne, l'autoradio crachant la musique enregistrée sur des cassettes audio de mauvaise qualité. Pour une fois, tu t'es sentie en paix avec les lieux, probablement parce que maintenant t'as réussi à tourner la page et à laisser le passé à sa place. T'as retrouvé ta famille de cœur qui n'avait pas changé d'un poil. T'as revu tellement de gens que t'en avais le tournis. T'as bu des bières sur la terrasse tandis qu'un chien à l'agonie haletait en bavant sur tes
genoux. Tu t'es dit que même les meilleurs potes, parfois, tu les comprends plus, mais qu'au fond c'est pas si terrible : les gens changent, t'as bien changé toi, c'est la vie. T'as trinqué à pas mal de bonnes nouvelles et t'as compati pour ceux qui passaient le bac, des exams, ou des rattrapages. T'as appris que finalement, l'an prochain, tu quitteras peut-être la France, et tu t'es demandé quel effet ça te faisait. T'as décidé que de toutes façons, tu réaliserais pas ce qui t'arrive avant d'y être. T'as un peu flingué ton crédit téléphonique en communication avec l'Écosse, mais tu t'es dit que de toutes manières, ce crédit, fallait l'utiliser avant qu'il expire. Et qu'en plus, c'était marrant. Tu t'es demandé si c'était quand même pas super étrange de se faire « arranger un coup » par son (fraîchement) ex, et puis tu t'es dit qu'au fond on savait bien, tous, que ça ne mènerait nul part, alors autant jouer le jeu et pas trop penser à ce qui sera, plus tard, encore moins à ce qui s'est déjà passé, ces derniers mois. Alors t'es repartie au volant de ta fidèle bagnole toute crade, le soleil en pleine gueule qui se reflétait sur la route détrempée, à l'assaut des camions qui se doublent entre eux. Tu t'es tapé des délires musicaux et tu t'es dit qu'au fond, vraiment, toi aussi tu pouvais chanter super mal. T'as croisé cinq gars entassés dans une clio jaune qui te faisaient coucou avec un nez rouge planté sur le pif, et tu t'es marré, bêtement. T'as défait et refait des valises sans trop en oublier au passage, t'as pas eu le temps de t'ennuyer ni de réfléchir. T'as vu que ton immeuble, qui tombait en ruine quand t'as aménagé, avait été coquettement rénové – ouais, c'est la classe maintenant. T'as fumé une dernière clope, assise sur le bord de la fenêtre, alors que des goélands pouillaient des pigeons et que, très haut, des avions déchiraient le bleu du ciel vers un ailleurs très loin. Tu t'es dit que t'aurais dû y aller plus souvent, à ce cinéma d'essai à cinq minutes à pattes de chez toi. T'as passé une dernière soirée musique-films-Kro-whisky-pâté Hénaff avec ton illuminé préféré, et t'as réalisé que trois ans de vie ça peut se déménager en quelques heures. Mais t'as pas regretté, comme tu n'avais pas regretté de laisser derrière toi les dix-huit premières années de ta vie. Parce que c'était logique, c'était comme ça qu'il fallait que ça se passe. T'as pensé, peu importe où je suis l'an prochain. Peu importe, je serai quelqu'un, quelque part, de quelque manière que ce soit. Cross my heart and hope to die.

Mercredi 1er juin 2011 à 19:30

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I wish I could say that I'm well over you but it seems like this is somehow bound to fail. I'd like to know why endings are always that complicated even when they are rightly chosen and done. It was simple to end it, always simple when you don't love anymore. It's just simple to wave goodbye when it's supposed to be so. But really, I'd like to understand why, even if there's no regrets, you always feel so miserable. I'd like to claim I'm strong and able. I know that I don't really miss you. But I clearly miss being in love with you. Here's the whole problem. And the point when I just want to shoot myself in the head, me stupid thing. Pathetic, lost thing. Lonely thing.


Dans ces cas-là on comprend mieux pourquoi tant de gens écrivent leurs chansons en anglais au lieu de rester fidèles à leur langue maternelle. Les choses ne paraissent pas si ridicules dans la langue de Shakespeare. Et pourtant, elles le sont, bon dieu. Ridicules, mièvres et inutiles. Faut croire que moins c'est noble, plus ça vous pèse.
Mais plus ça pèse, plus on se bat, aussi. Parce qu'il y a les autres, tout autour. Les autres qui font tout ce qu'ils peuvent pour leur propre vie, et on se dit simplement qu'agir autrement n'a, effectivement, aucun sens. Dire les choses au néant peut paraître grotesque, mais c'est un moyen de les mettre au clair. Je le sais bien, c'est un vide extrême. Mais lorsqu'on commence à trouver de quoi le remplir, c'est comme s'il irradiait. Alors on avance, comme toujours. Walking down Hope Street, once more. (… on the road again !).


And we'll pray, all damn day, every day,
That all this shit our president has got us in will go away

While we strive to figure out a way we can survive
These trying times without losing our minds


If you wanna kill yourself, remember that I love you
Call me up before your dead, we can make some plans instead
Send me an IM, I'll be your friend!


Plus qu'un partiel, do keep the faith laddy!

Vendredi 27 mai 2011 à 23:25

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You can hold me down, take the pain away
Hope I've found, another day, like yesterday



C'est marrant de changer de portefeuille. On se rend même pas compte de tout ce qu'on accumule là-dedans. Ou plutôt, on s'en doute, étant donné qu'il déborde de partout jusqu'à craquer, causant le dit changement de portefeuille. Mais c'est seulement quand on le vide des précieux bouts de papier le remplissant (euphémisme initialement destiné à désigner l'innommable bordel vieux de six ans – au moins – qui sert de farce à l'objet) qu'on réalise qu'au fait, ce sont de vrais trésors qu'il contient. Sans tomber dans la nostalgie mièvre et larmoyante, ça fait tout drôle de retomber sur certaines choses. Des tickets de cinéma allant des Brigades du Tigre à Mon petit doigt m'a dit, en passant par le Oliver Twist de Polanski ou Indigènes. Des vieilles photos, les potes, la famille, même des ex, tiens. Des cartes de mutuelle et européennes expirées. Des feuilles de conversions euros/livres/couronnes danoises, et des vestiges de pièces qui vont avec. Des tickets de train et de métro, de France ou d'ailleurs. Des machins qui servent à rien mais qu'on a gardé quand même, genre un vieux trèfle à quatre feuilles tout desséché (même si selon certains, c'est le trèfle à trois feuilles qui envoie du steak). Des cartes de réduction pour le train en Écosse. Des papiers avec les listes de bouquins à acheter pour la fac. Des cartes de fidélités pour des magasins improbables – même qu'on a honte d'y être allé un jour. Et puis des tonnes de tickets de caisse à ne littéralement plus savoir qu'en faire. Je crois qu'on a moyen de savoir beaucoup de choses sur quelqu'un rien qu'en vidant son portefeuille – ça explique ma manie compulsive de faire subir ça à tout mon entourage.

Ça n'est pas officiel mais c'est comme si. Le sixième semestre est validé et la licence est terminée. Une nouvelle étape, quand on peut dire qu'on a bac+3 – oh yeah (Niveau qui ne sert à rien, on est d'accord. N'empêche qu'on se sent puissant). C'est enfin possible de regarder un peu plus loin. Oui non parce que bon, faut pas exagérer, accomplir une nouvelle étape dans sa vie ça ne passe pas uniquement par un changement de portef' (quoique...). En ce moment, ça passe aussi par de nouveaux films et de nouveaux artistes chaudement (et justement) conseillés. Je vais d'ailleurs en laisser un échantillon ici puisqu'on ne rencontre pas tous les jours une musique à couper le souffle malgré (grâce à ?) sa simplicité.



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